Une étude confirme : les médias numériques ont eux aussi un impact sur l’environnement… …et celui-ci n’est pas toujours inférieur à celui du papier.
Impact CO₂ des médias numériques et papier
La communication digitale est souvent perçue comme la forme la plus durable de marketing et de diffusion de l’information. Pour de nombreuses organisations, le passage aux canaux numériques constitue donc un choix logique dans le cadre d’une stratégie de durabilité. Pourtant, l’impact environnemental des canaux de communication est moins évident qu’on ne le pense souvent.
Que dit la recherche sur les médias numériques et papier ?
Selon une étude menée par l’Öko-Institut allemand, basée sur plus de 50 types de médias en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en Suisse, la communication digitale présente souvent une empreinte carbone plus élevée que les médias papier. Ainsi, un folder numérique peut émettre jusqu’à cinq fois plus de CO₂ qu’une alternative imprimée, selon l’usage, la distribution et la fréquence de consultation.
Émissions de CO₂ de la communication digitale
L’empreinte carbone des médias numériques est souvent sous-estimée. L’impact provient principalement de :
- les centres de données et le stockage cloud
- l’infrastructure des serveurs et le trafic de données
- la consommation énergétique des utilisateurs finaux (smartphones, ordinateurs portables et tablettes)
Contrairement aux imprimés, la consommation d’énergie ne s’arrête pas après la production. Chaque affichage, téléchargement ou interaction contribue aux émissions totales de CO₂ du numérique.
Impact CO₂ de l’imprimé et des médias papier
L’impact environnemental de la communication papier se situe au niveau de la production et de la distribution :
- la fabrication du papier et le processus d’impression
- le transport et la logistique
- le recyclage et le traitement des déchets
En revanche, l’impact par lecteur diminue à mesure qu’un imprimé est partagé ou lu. Pour les supports papier, l’impact environnemental est donc réparti sur le nombre de contacts.
Kathleen Van Saet, marketing manager chez BD Media : « L’enseignement le plus marquant de cette étude, pour nous, est la quantification du fait que les médias numériques ont eux aussi un impact. Le principal avantage des médias papier est que leur impact diminue à mesure que leur portée augmente, ce qui est l’inverse pour le numérique. D’autres études* montrent que les folders sont transmis et lus par plusieurs personnes au sein d’un même foyer. La portée réelle d’un folder papier est donc bien supérieure à son tirage. »
Print vs digital : pas un choix noir ou blanc
La comparaison entre communication imprimée et digitale ne se résume pas à un choix simple « soit l’un, soit l’autre ». L’impact CO₂ dépend de plusieurs facteurs. L’approche la plus durable réside souvent non pas dans un seul canal, mais dans une combinaison réfléchie de médias numériques et papier.
* Door To Door Impact Survey, NIQ-GfK